Conseils boursiers

Principaux marchés
Il s'agit, par ordre de volumes négociés décroissants :

des marchés de taux d'intérêt, c'est-à-dire les marchés de la dette, qu'il est d'usage de séparer en 
marché monétaire pour les dettes à court terme (moins d'un, deux ou même parfois trois ans à son émission) 
et marché obligataire pour les dettes originellement à moyen ou long terme ; 
du marché des changes, ou Forex, où l'on échange des devises les unes contre les autres ; 
des marchés d'actions, c'est-à-dire des titres de propriété des entreprises ; 
et enfin, par tradition, à la frontière avec les marchés organisés de produits de base (en anglais : commodities), les marchés de deux métaux précieux, or et argent, bien que ceux-ci soient de moins en moins monétisés et que leurs marchés soient en fait minuscules en regard de la taille désormais atteinte par les autres marchés. 

Nature des transactions
Dans quasiment tous les cas, une partie des échanges a lieu

sur des marchés organisés (bourse de valeurs, marchés à terme, etc.) où les transactions sont regroupées du fait qu'il s'agit d'actifs standardisés traités avec de gros volumes négociés jour après jour, 
et une autre via des transactions de gré à gré, faisant généralement intervenir des banques et sociétés financières, pour les opérations plus spécifiques, discontinues ou individualisées. Le Forex est le plus interbancaire des trois grand marchés financiers, l'essentiel des transactions ayant lieu de gré à gré. 

Dématérialisation
D'une façon générale, les marchés financiers sont désormais quasi-entièrement dématérialisés et électroniques. Ils prennent alors la forme de réseaux informatiques. Les Bourses comme à Paris le palais Brongniart sont maintenant des bâtiments vides tandis que les sociétés qui gèrent les marchés organisés, comme Euronext, successeur de la Société des Bourses Françaises ou Deutsche Börse, successeur de la Bourse de Francfort, se considèrent dorénavant avant tout comme des prestataires de services informatiques.

Prépondérance des produits dérivés
L'essentiel des échanges sur tous ces marchés a maintenant lieu via des produits dérivés (forwards, futures, options, swaps, etc.) qui sont en forte croissance depuis le début des années 1980.

Volumes
Taux d'intérêt
Il est difficile d'avoir une idée précise des volumes négociés globalement sur les marchés de taux d'intérêt. L'étude triennale de la Banque des règlements internationaux a montré qu'en 2004, les volumes quotidiens de produits dérivés de taux d'intérêt, et uniquement eux, étaient de l'ordre de 5.500 milliards de dollars. Compte-tenu des différentes statistiques éparses dont on dispose par ailleurs, un volume global quotidien de l'ordre de 8.000 milliards de dollars semble réaliste.

Certes, il faut bien avoir conscience qu'on aditionne ainsi des grandeurs presque aussi hétérogènes que des choux, des carottes et des navets : 10 millions d'euros d'obligations à 30 ans représentent le même risque de taux que... 6 milliards d'euros de taux au jour-le-jour mais un risque de crédit bien moindre.

Forex
Les volumes quotidiens totaux du marché des changes étaient en 2004 de 1.900 milliards de dollars, dont 600 milliards au comptant et 1.300 milliards en produits dérivés.

Actions et indices boursiers
Les volumes quotidiens des marchés d'actions, d'indices boursiers et de leurs dérivés représentent largement moins de 500 milliards de dollars. Même si ceux-ci ont une volatilité naturelle légèrement supérieure à celle des autres marchés financiers, cela en fait tout de même un nain par rapport à eux.

Mais comme ce sont les seuls qui soient en fait ouvert aux particuliers, et qui donc aient réussi à capturer l'imagination du public, leur part dans le traitement de l'information par les médias est complètement disproportionnée par rapport à leur importance économique réelle.

Les raisons de la croissance des marchés financiers
Dans les années 1970, trois événements ont contribué de manière décisive à la forte croissance des marchés financiers :

l'adoption du système des changes flottants en mars 1973; 
la suppression des commissions fixes sur les valeurs moblières aux États-Unis le 1er mai (Mayday, en anglais) 1975; 
et enfin les forts mouvements de taux d'intérêt décidés en 1979 par la banque centrale américaine pour éradiquer l'inflation. 
Deux facteurs sous-tendent aujourd'hui leur développement :

les besoins d'épargne-retraite de la génération issue du baby boom; 
le fait que la mondialisation n'ait pas été accompagnée du développement de marchés bancaires et financiers régionaux, ce qui concentre l'épargne de la planète sur quelques devises, en particulier le dollar. 
Le mécanisme sur lequel reposent les marchés est celui de la mutualisation de fait des risques : plus un marché est liquide et plus il y a d'intervenants divers, avec des vues différentes, pour essayer d'en profiter à court terme ou sur de petits écarts, et donc mieux sont absorbés les chocs importants. Arbitrage et spéculation permettent tendentiellement de réduire le risque global.
Source: wikipedia